Après sept années passées sous le joug d'une junte militaire responsable de la disparition de quelque trente mille personnes, l'Argentine s'efforce tant bien que mal de renouer avec la démocratie et un État de droit digne de ce nom. À cette fin, l'avocat Julio Strassera est chargé de mener les poursuites contre les neuf colonels responsables des pires crimes perpétrés durant ce qu'on a appelé la «sale guerre». Mais la tâche est herculéenne, puisque le procès doit s'étendre sur plus de cinq mois et voir défiler 833 témoins. Avec l'aide d'un jeune assistant, Luis Moreno Ocampo, Strassera forme et dirige une équipe de juristes sans réelle expérience dans ce genre d'affaires. Ce sont aussi les seuls à ne pas être affiliés à une dictature qui n'attend qu'un faux pas pour reprendre le pouvoir.